Un putain de cadeau empoisonné
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Et dire qu'on avait oublié les crécelles. C'est vrai qu’on y croyait plus. Un bourriquot, c'est connu, c'est buté. Mais une Tsarine aussi. Le combat fut âpre. Musique Maestro. |

Un gâteau. Des bougies. Quoi de plus naturel en somme pour un anniversaire que d'inviter quelques éléments familiaux à festoyer ?
J’aurais du me méfier. Pas normal cette foule qui piétine, ces photographes grimpés sur les lampadaires, ce soleil radieux à dix heures du soir en plein hiver.
Monsieur Majax, sort de là, on t’a reconnu !

Mais point de Majax dans l’air mais de cousins, des amis voire même quelques rouennais qui ont fait le déplacement. Tout ça pour fêter la Tsarine ? Louche.

Mais le dîner est excellent. L’ambiance au beau fixe. On n'a même pas entendu Irina raller sur Yves pendant au moins deux heures.
On avait tous amené notre petit cadeau commandé par la fêtée : un texte choisi ou fait « main et neurones ». Le pompon toutes catégories à la paire Laulo et Cyril qui firent une interprétation habitée et habillée d’une chanson écrite pour l’occasion.

Les jeunettes furent toutes ouïes avant le grand sommeil. Elles sont’y pas craquantes comme on dit à Rouen ?

C’est alors que la fête battait son plein et moi ma femme, que le blaireau à poil rose se leva. Je dis blaireau mais je lui voue le plus grand respect, ne serait-ce que parce qu’il supporte la Tsarine, ma sœur de sang et de larmes**.

Et là, comme les hommes bien intentionnés devaient le faire il y a quelques centaines d’années, il demanda ma sœur en mariage. Sa voix n’en a pas tremblé, non qu’il n’en ait rien à foutre mais parce que c’est Irina qui lisait un mot qui accompagnait son cadeau.
Du coup ma demande en mariage à Violaine, au MacDo de la rue de Rennes après l’avoir invitée voir Evil Dead IV, un BigMac tiède à la main m’a paru un peu fade.
J’aurais peut-être du l’inviter chez Quick, c’est quand même plus classe. Les rondelles de tomates sont plus fraîches.
Et vous savez pas ce qu’elle a répondu Irina ?
Et bien pour une fois, elle a oublié d’être conne. Elle a dit « oui ».
Après ce ne fut que stupre et luxure. Il me semble même avoir entrevu un bisou échangé alors qu’ils ne sont même pas mariés pour de vrai car c’est pour cet été.

Et bien voilà une chouette nouvelle pour eux, mais surtout une chouette nouvelle pour nous car on va s’en mettre une voire deux bonnes en leur honneur.
Mais c’est qui qui va lancer des boulettes de pain et mettre une main aux fesses des donzelles ?
** Je vous rappelle qu’entre ses 6 et 14 ans, toute la famille l’appelait « La fontaine » et ce n’était point une référence à ses bons mots mais plus à son débit lacrymal que n’avait d’égal à l’époque que celui du Rhône une soir de tempête.
Par Un Amour de Serge, Jeudi 23 Mars 2006 à 18:29 GMT+2 dans nous (article, RSS)













